Freelances, agences, entrepreneurs, chez Microsoft, maintenant vous pouvez demander le programme qui vous ressemble, Website Spark ou BizSpark

Posted 17 mai 2011 — by Tiffany Assouline
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Ce Vendredi 20 Mai, Microsoft propose une journée spéciale : le BizSpark Day !

Destinée aux entrepreneurs membres ou pas du programme, vous bénéficierez d’une avalanche d’interventions le matin, d’un déjeuner Atelier et d’une après-midi pour laquelle il faudra faire des choix. La journée s’achèvera par la 9édition de la soirée Start In Paris ! 

Phone, Cloud, Networking, retours d’expérience et plusieurs sessions pour parler levée de fonds, innovation, passer de l’idée au produit, autant de raisons de s’inscrire à cette journée. 

Pour en savoir plus : http://fr.techcrunch.com/2011/05/12/microsoft-bizspark-day-le-20-mai-1-journee-de-conferences-dediee-aux-entrepreneurs/ 

Pour en savoir plus sur le programme BizSpark : http://msdn.microsoft.com/fr-fr/isv/ee663550 


Il y a un peu plus d’un an, j’ai eu la chance d’assister au lancement du projet Website Spark : j’avais eu la chance de découvrir un an auparavant la suite Expression qui créait une véritable rupture dans la façon de faire travailler ensemble les webdesigners et les développeurs. 

Rejoindre cette communauté – proposée aux freelance ou aux agences de 10 employés ou moins qui développe ou crée des sites Web publics -  vous permet de bénéficier de nombreux avantages autant techniques (licences logiciels, hébergement, support, …) que dynamiques (marketplace, partenariats, …). 

Depuis son lancement le 24 Septembre 2009, pour la France, Website Spark rassemble 839 membres freelances ou petites agences de moins de 10 personnes, dont 250 ont créé et déclaré 867 sites web ! 

Pour en savoir plus : http://blogs.msdn.com/b/websitesparkfrance/archive/2011/03/01/websitespark-de-microsoft-pour-les-agences-web-et-les-freelances.aspx

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Posted 31 août 2010 — by Tiffany Assouline
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Coacher les marques ?

par Tiffany Assouline & Minter Dial

[version téléchargeable de l'article, cliquez ici]

© Kheng Guan Toh - Fotolia.comAujourd’hui, exister sur le web relève d’une véritable gageure. Au sein du flux incessant d’informations, de la multiplication des écrans et des sources d’alimentation des contenus, être visible au sein de la masse devient un enjeu vital.

Les marques doivent s’adapter.  Quelques unes ont su le faire, mais pour la plupart d’entre elles, la stratégie n’est pas encore au point.

 

 Pourquoi la marque est-elle un facteur-clé de réussite sur le web ?

 Une marque, en soi, est un élément fort de communication et de reconnaissance.

  
Capitaliser sur la marque permet donc d’accroître sa visibilité en misant sur la notoriété. Mais, alors que la quantité de messages diffusés a explosé et que les canaux se sont démultipliés, la notoriété doit être préservée.  Comme l’a dit William Wrigley, la légende de la société de chewing-gum Wrigley : “Pourquoi continuer la publicité quand on a une marque et un produit si célèbre ? C’est pour la même raison que les pilotes d’avion ont besoin d’essence pour faire tourner les moteurs quand l’avion est à 3000 mètres d’altitude”. Même si la consommation des médias est en train de changer et que les temps sont durs, communiquer moins sur la marque serait comme “couper l’essence dans un avion en plein vol.”
 

Depuis toujours, laudience se capte sur la base de l’attention.  Même si une marque connue serait plus recherchée, la bataille pour l’attention se fait sur beaucoup plus de fronts et dans un nouvel état d’esprit.  Ainsi, les marques se lancent à bras le corps dans cette bataille en recourant à des agences digitales, en achetant de liens sponsorisés, en faisant du “SEO” (optimisation des mots clés sur les moteurs de recherche) et, plus récemment, en installant un community manager.
 

Néanmoins si la condition est nécessaire, elle est parfois insuffisante.
 

La marque sert de repère de visibilité pour se démarquer, elle investit un ou plusieurs territoires et correspond à un gage de qualité, une promesse, et mieux encore, elle véhicule un ensemble de valeurs.En termes de territoire, les écrans permettent aujourd’hui – au sein d’une stratégie globale – à démultiplier de façon spécifique et signifiante les actes de communication : l’ère du mass-media indifférencié est terminée, place au one-to-one très personnalisé et adapté selon le moyen. Ces actes de communication one-to-one sont d’autant plus importants qu’ils permettent aux consommateurs de s’identifier personnellement avec la marque, ses valeurs et, encore plus fort, son sens.

Le succès des systèmes de ventes privées, des clubs VIP, la multiplication des codes, la starification des inconnus au travers des jeux de télé-réalité obligent parfois à amplifier et forcer le trait au travers d’une communication qui joue les privilèges, la connaissance client et le timing, voire le temps réel (real time). Les canaux de communication différents demandent non seulement des messages cohérents et complémentaires, mais qui doivent également être adaptés au format, quitte à créer des messages et des offres spécifiques et exclusifs à chaque canal.  Ce travail de communication demande une vue d’ensemble, et d’être très bien renseigné, très structuré et, en dehors des moyens alloués, de posséder une approche plus organique et expérimentale.

ADN, Identité, Réputation : La marque, un repère “social” évident ?


© piai - Fotolia.comLa marque est par définition un gage de qualité, un univers spécifique et un vecteur de valeurs.  Elle est reconnue pour ses qualités, son caractère singulier qui lui confèrent une expertise, une capacité de conseil : autant de facteurs différenciant à mettre en place online suivant les codes du net et à condition de jouer la carte de l’ouverture, c’est-à-dire d’être capable d’initier (et d’alimenter) des “conversations”.   Facebook a notamment changé la donne au travers de ses pages fans dont le classement intéresse de plus en plus les marques.  Certaines marques telles que H&M, Starbucks, Coca-Cola ou encore Victoria’s Secret ont trouvé une bonne audience — y compris avec leurs employés — active et engagée.  Voici la liste (via fanpagelist) des marques avec la plus grande base de fans.


Twitter, à son niveau, a également révolutionné la relation avec les clients pour les marques qui ont su s’en servir comme traitement en temps réel des demandes, plaintes, offres spéciales, etc.  Un exemple tout récent, démontrant la capacité pour les ‘petits’ de jouer dans la cour des grands, concerne le Musée Historique de Stockholm qui, repérant un tweet (message de moins de 140 caractères sur Twitter) de notre part pendant une visite familiale, a envoyé aussitôt un message @mdial personnellement pour nous remercier de la visite et du tweet.  Cet échange a été à la fois étonnant et agréable et, surtout, peu coûteux. La relation de proximité est déterminante pour rester visible et crédible. Le jeu de la recommandation est un élément fort sur les réseaux sociaux. Les marques ont l’avantage, parfois, d’être plus facilement repérables et recommandables… mais le jeu des réseaux permet à de nouvelles marques de se bâtir une identité forte de plus en plus rapidement.


Une des problématiques importantes concerne le “personal branding” — un phénomène d’autant plus d’actualité avec la montée en puissance de la notion de “l’e-réputation” qui concerne tous les rangs.  Pour le PDG, l’enjeu est de taille.  Comment juxtaposer une image professionnelle et, à la fois, personnelle ? Pour les employés, la complication est de construire sa propre identité tout en travaillant au sein d’une entreprise.  Et, pour tous les internautes, quel que soit leur statut, l’image sur le net laisse une empreinte forte et indélébile (ou presque), et la réputation se construit aussi par les marques avec lesquelles les internautes s’associent. Dans les réseaux sociaux, les marques doivent aussi prendre en considération cet aspect.  

Après le Personal Branding, le Coaching des Marques ?


Pour réussir le marketing d’une marque dans cette nouvelle ère, une marque ne peut plus se contenter de vendre un produit au bon prix au bon endroit avec la bonne publicité et promotion.  La marque doit se permettre d’exprimer une personnalité, un sens, voire un sens de l’humour.  Les messages provenant de la marque doivent provoquer des ressentis chez le client et doivent chercher et susciter le dialogue.  Tous les points de contact avec le client permettent d’influer, de l’écouter et d’impacter l’expérience du client.  Le marketing de 4 P (produit, prix, publicité, place), inventé dans les années 60 est largement dépassé et doit céder au marketing de ce que l’on a baptisé les 5 E: émotion, engagement, expérience, échange & essence.



Le marketing des 5 E consiste à rendre le marketing plus holistique, incorporant 3 étapes: un avant, un pendant et un après l’acte d’achat.  Ainsi, le marketing de la marque devient l’affaire de tous, tous les stakeholders — “parties prenantes” internes et externes de l’entreprise, tels les distributeurs, les fournisseurs, les employés, les actionnaires, et les clients — car tous deviennent eux-aussi des agents de communication de la marque. La marque n’est plus juste cantonnée au seul département marketing.  Pour réussir cette évolution, les marques ont souvent besoin de s’approprier un savoir-faire de communication interne et externe qui permet des micro-réajustements réguliers du positionnement.  Intervient alors le rôle du coach de la marque.


Un concept de coaching de marques est en train de s’installer outre-atlantique, mais il semble ne s’attacher qu’au rôle de “sell-out project manager” (celui qui s’occupe de l’écoulement). Dans ce cas, le titre de coach est utilisé à tort.  


Un coach est là pour accompagner, non pas pour remplacer les acteurs de la marque.  Pour que l’expression de la marque soit sentie par le consommateur dans tous les points de contacts, elle et ses valeurs doivent être incarnées, le plus que possible, par l’ensemble des intervenants.  Un coaching, dans ce contexte, consiste à aider un PDG à représenter la marque et à s’assurer que l’expression et l’expérience “infusent” à tous les niveaux pour finalement être transmise aux consommateurs qui deviennent de plus en plus acteurs de la marque.  Certes, le consommateur était acteur auparavant par le bouche à oreille et la consommation ‘localement’ des propres produits ; mais aujourd’hui le message atteint des oreilles et des yeux plus nombreux, plus vite, et surtout de sources multiples. Comme l’araignée qui tisse la toile (web), le coaching de marque s’accomplit dans un cadre d’entreprise multi-directionnel, interactif, dynamique et complexe.


Pour donner un exemple, parmi les difficultés que rencontrent les entreprises, il y a la question de la veille et de l’écoute des “stakeholders.”  Qui écoute quoi ?  Comment sont remontées les informations ?  Quel engagement établir en réponse aux retours des stakeholders ? Qui est en mesure et / ou désigné pour répondre ?  


Dans une ère où le monde s’aplatit (cf. Thomas Friedman’s The World is Flat), les ressources — telles que les centre d’appels — sont de plus en plus limitées et l’offshore outsourcing devient une deuxième nature.  Ainsi, la consistance et la cohérence de l’expérience client et le niveau d’engagement et d’engouement des employés — particulièrement pour les marques internationales — sont de vrais enjeux.  


Le coaching de marque est alors un sujet vaste, qui ne peut se limiter à la sous-traitance de l’expérience au point de vente.  Le coaching de marque peut aller jusqu’à aider une marque à expliquer et décoder l’expérience de facto des clients.  C’est dans ce contexte que l’entreprise doit tenter de rendre les affaires et la communication plus transparente.  Il ne s’agit pas d’une transparence entière, de nudité ; mais d’une forme de cohérence entre le dire et le vivre.  En tout état de cause, l’appartenance de l’employé et sa confiance dans l’entreprise sont cruciaux pour atteindre — et dépasser — les attentes des clients.  Dans la recherche d’une marque réussie et pérenne, l’employé — surtout pour la nouvelle Génération dite Y — doit vivre et croire dans les valeurs de l’entreprise.  Les exemples sont flagrants quand on met face à face l’expérience du voyageur sur Cathay Pacific ou Singapore Airlines, où l’équipage de bord offre un service dévoué, impeccable et soigné, versus le vécu du passager “comme un chiffre” sur les vols d’American Airlines ou Delta Airlines.


Le coaching de marque est une affaire d’hommes et de femmes. Il consiste à aider l’entreprise à naviguer à travers tous les canaux de communication et de l’aider à trouver sa voix/voie.  Quel message à communiquer, pour quelle audience, ou communauté, et par quel moyen ?  Par ailleurs, le coaching de marque demande de façon sine qua non la décision et la participation du PDG pour donner la vision, montrer l’exemple et réaffirmer le sens au quotidien. Le coach est là pour l’accompagner et pour l’aider à transformer sa vision en réalité.  


Si la communication directe, “private label media” tel que décrit par Egol, Moeller et Vollmer dans Strategy & Business, peut être facilitée en partie par “l’outil” Internet, rien — de ce que sont l’Internet et les technologies automatisantes — ne peut remplacer l’expérience, l’émotion ou l’efficacité d’une équipe motivée autour d’une marque cohérente et pertinente.


Genèse de l’article : Tiffany Assouline et Minter Dial se sont “accrochés” par les hasards de Twitter autour des pistes linguistiques dans les domaines de la stratégie commerciale et marketing lancées régulièrement par Minter. Intervenants tous deux auprès des entreprises pour les accompagner dans leur positionnement, ils ont eu l’idée de co-écrire un billet autour d’une problématique actuelle qu’ils abordent tous deux sous un angle différent et complémentaire.

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Changement [de Poke] & Glissements [s'aimant TIC]

Posted 30 oct 2009 — by Tiffany Assouline
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L’évolution de la langue traduit souvent des passages de cap et officialise l’appropriation de nouveaux modes… de communication.

Le Net depuis son introduction dans notre quotidien il y a une dizaine d’années, a apporté son lot de petits noms : site, nom de domaine, e-mail, webmaster, chat (à prononcer en Anglais, ceci n’est pas un animal), … Le manque d’effet de “tache d’huile” du web 1.0 a toutefois laissé ces modifications de pratiques dans le registre assez confidentiel.

La marche du web 2.0 – que nous allons bientôt laisser derrière nous vu la vitesse de la propagation de l’onde (ou de la Wave devrais-je dire ;) ) – a pour sa part connu un véritable effet masse. Parmi tous les outils qui sont apparus depuis ces 5 dernières années, nous avons les fameux “réseaux sociaux” [qui déclinent des réalités différentes selon le public visé] et parmi eux, celui ayant connu l’intégration la plus emblématique : facebook.

Il existe un rapport passionnel d’attirance/répulsion avec cet outil : souvent décrié et ce dès ses débuts, le nombre d’inscrits ne cesse d’évoluer à une vitesse vertigineuse. Un des phénomènes les plus étranges du démarrage de cet espace était le “Poke” ou les envois de “bière virtuelle”, le passage de “patate chaude”… Le côté ludique (limite cour de récréation) a inscrit dans la pratique une certaine “viralité” de l’outil. Aujourd’hui, cette dimension est récupérée à des fins plus louables parfois pour la diffusion de Causes, de la mobilisation rapide (#bananerepublique), etc.

Parler de buzz, de marketing ou vidéo viral (dans ce cas, personne ne pense à la grippe A) est devenu monnaie courante… Des concepts plus évolués comme l’e-reputation ou le personal branding, les problèmes de limites entre vie privée et vie professionnelle, ceux de productivité dans les entreprises se répandent assez naturellement chez de plus en plus de monde, chacun pouvant facilement trouver les indices et les explications pour mieux comprendre cette nouvelle donne : le savoir se partage sur des plateformes de diffusion telles que slideshare ou youtube avec des exposés en lignes, des tutoriaux sous forme vidéo, etc.

Le mot de plateforme par exemple est très significatif, signifiant même devrais-je dire, encore plus à une époque où l’on parle de “cloud computing” ou d’informatique “dans les nuages“. Le “tout en ligne” change le rapport à l’outil même qu’est l’ordinateur et à une certaine propriété : pouvant désormais accéder à ses informations et outils de n’importe quel ordinateur (et parfois même téléphone mobile) connecté, l’utilisateur de ces plateformes expérimente un nouveau type de rapport avec l’environnement web.

Des glissements s’opèrent de plus en plus vite, accélérés par l’émergence du “tactile” et notamment de l’IPhone : l’appropriation des interfaces (depuis l’introduction de “Rich Media”, la notion même de site web a évolué et glissé vers le concept d’interface) devient de plus en plus “naturelle” (NUI : Natural User Interface, un des stades les plus difficiles à atteindre en termes d’expérience utilisateur) et les portes qui relient imaginaire et réalité s’effacent pour laisser place à de plus en plus de passerelles…

La rédaction du présent article vient de la lecture de beaucoup d’autres, mais notamment de deux d’entre eux : l’un parlant de “flux” et l’autre de “conversation“. Ces nouveaux vocables accompagnent des mutations en route depuis un moment, tout comme celui de “Media Social“. Les niveau d’interrelation, de croisement et de recoupement PAR L’HUMAIN des informations, et le déploiement des outils (supports comme les e-book, netbook, miniPC, téléphones 3G, écrans tactiles / et “soft” tels que Twitter, aaaliens, lab France 24, …) génère le moyen de nommer différemment des actes apparemment coutumiers. Ainsi, nous avions l’habitude de poster des billet sur nos blogs et d’avoir des commentaires, aujourd’hui nous avons des “conversations”, parfois éclatées mais qui se suivent grâce à l’extension-contraction du web à l’image de l’univers (en ce moment avec la sortie de La Bataille d’Hadopi, on pourrait reprendre le titre “extension du domaine de la lutte“)… Le “micro-blogging” – le dernier maillon de la chaîne relationnelle globale – notamment avec Twitter offre un système qui a pris de façon relativement rapide, chacun s’appropriant l’outil à sa façon… et encore plus depuis quelques jours avec le jeu des listes. La notion de “temps réel” ou “real time” apportée par les pratiques couplées du web et du téléphone mobile a obligé à reconsidérer notre rapport à l’information : à l’image d’une révolution industrielle qui est passée dans certains secteurs sur des systèmes de “flux tendus”, les échanges conversationnels et les transferts d’informations s’apparentent à des “flux”. Ce terme s’appuie à la fois sur une notion de dynamique, de rythme / de débit et se rapporte aussi à des cultures telles que celle des Surfeurs ou des Rappeurs (le flow…). On reste dans des choix sémantiques qui étaient présents à l’origine du web avec le fait de “surfer sur le net”, au point que Google nous propose une “Wave” qui viendra révolutionner encore un peu plus nos pratique dans une époque irrévocablement liée au mix, mélange des médias, des technos, des genres, des supports, des pratiques, des publics… Tout un océan de vocabulaire encore à explorer et inventer !

présentation “officielle” de Google Wave

présentation customisée ;)

 

A suivre…

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Réflexions post-partum ou la “douce révolution” du Groupe Le Figaro

Posted 11 sept 2009 — by Tiffany Assouline
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Le titre de cet article se réfère à la métaphore filée par Bertrand Gié lors de la conférence d’hier soir au Press Club, sur le thème : Le Figaro.fr/Le Figaro, l’union sacrée du web et du print. Illustrant l’évolution de l’intégration du support web au sein du groupe Le Figaro, il est parti de l’image de la FIV (fécondation in vitro) effectuée par une équipe, à l’extérieur même des locaux et dont l’embryon s’est ensuite implanté dans le ventre de la mère pour se développer… Même si la volonté hiérachique devait être forte pour réussir la transition, elle s’est appuyée sur les ressources en interne et les personnes motivées pour instaurer le changement. Car on ne devient pas n°1 (classement de Juin 2009 avec 6,7 millions de visiteurs uniques) aussi facilement…

Le titre Le Figaro fête ses 183 années d’existence et tirait traditionnellement ses revenus de 3 sources : la vente au numéro, la publicité et les petites annonces. Au moment du rachat par le Groupe Dassault, le virage numérique s’est accompagné d’une diversification en trois branches : les sites éditoriaux (Le Figaro.fr, TV mag, Sport 24, …), les sites de services (billetterie avec le rachat de TickeTac, Bazar Chic) et les sites de petites annonces à travers aden classifieds (keljob, cadremploi, …). L’ensemble de ces sites draine 12 millions de visiteurs uniques par mois, soit 1/3 de l’audience totale des internautes français.

En parallèle de la réflexion générale autour des “nouveaux médias” assumée par Bertrand Gié au sein du groupe, Luc de Barochez s’attache à la stratégie éditoriale, qui s’oriente volontairement vers une couverture la plus large possible, proposant une vue exhaustive de l’information disponible à un instant “t”, au travers des contenus conjugués de la rédaction, des partenariats et des liens.

Depuis plus d’un an, Le Figaro.fr a choisi d’innover en implantant dans ses locaux un studio de télé numérique qui permet la production quotidienne en direct du Talk à 18h et du Buzz Media.  Mais il ne s’agit pas de changer de métier pour autant, c’est une adaptation des contenus au média, et non une tendance lourde qui transformerait Le Figaro.fr en web TV. Il n’y a pas de volonté de rendre l’ensemble des journalistes polyvalents mais l’objectif est d’être à l’écoute des personnes motivées à l’instar de Luc de Barochez précédemment responsable du service Etranger de la rédaction papier et qui a demandé de façon volontaire à passer sur l’édition en ligne, devenant le Directeur de la Rédaction du Figaro.fr.

Le cas du Talk est intéressant car il est géré par les journalistes politiques de la rédaction papier : il est diffusé  en direct sur le web et un commentaire papier est publié le lendemain. Luc de Barochez le qualifie ainsi d’émission “bi-média”. Cet exemple montre que de nouvelles voies restent à explorer.

Les articulations entre le web et le papier sont difficiles à saisir, surtout dans l’époque agitée que nous traversons, prônant à tout bout de champ la “mort de la presse papier”.

Le rapport “quotidien” du web et du papier ? La temporalité !

Vous voulez faire une promenade ? Rien de plus simple, vous enfilez votre paire de chaussures de randonnée et vous partez sur pistes balisées ou pas… Ou vous pouvez brancher votre console de jeu, vous connecter sur Second Life…

La différence ? Votre humeur, votre envie de faire un effort, votre disponibilité, l’endroit où vous vous trouvez, votre capacité physique, etc.

Nous avons trop tendance dans le débat lié à l’affrontement des supports/médias d’information à aller trop vite en besogne et à oublier l’insupportable réalité : nous lisons du papier depuis des millénaires, de l’imprimé depuis Gutemberg et de l’écran depuis…10 ou 20 ans… Même en ne rapportant que la “liberté de la presse” à 1789, nous avons deux siècles contre  deux décennies.

Dans une autre dimension, l’information comme d’autres “biens” se consomme : les modes de consommation varient d’un être à l’autre, d’une catégorie de population à une autre, mais également d’un moment à un autre.

Il y a des rituels -même s’ils peuvent avoir tendance à changer, du moins à être bousculés de façon de plus en plus radicale, y compris chez les “quinquas” et plus – et des “zones de contact” privilégiées qui nous feront préférer à un moment le support imprimé à l’écran.

Un des signes intéressant est l’essor de la presse gratuite distribuée dans les transports en commun, et notamment son impact auprès de la cible dite “jeune”.

Il y a des fonctionnements neuro/physio/psychologiques qui font que la préhension, le rapport à une information, sa compréhénsion et sa mémorisation sont liés à une expérience plus large que sa simple lecture ou son “déchiffrage”. Le rapport spatio-temporel n’est pas un vain repère dans l’expérience…

Pour Luc de Barochez, les lecteurs “papier” vont associer l’exercice à un loisir/plaisir et choisir un moment “vacant” (trajet en transport) ou de détente pour lire, d’ailleurs des informations parfois plus liées à cet état d’esprit… Les lecteurs “écran” sont plutôt mobilisés sur les horaires de bureau à la recherche d’information professionnelles et/ou pratiques.

La lecture sur écran est “fatigante” et souvent parasitée soit par l’environnement contextuel de l’info ou par le système du “multitasking” qui sollicite l’esprit en permanence et peut diluer le rapport au texte. Le rapport à l’imprimé permet parfois plus de concentration : c’est d’ailleurs la voie choisie pour le distingo du traitement de l’information par Le Figaro “papier ” plus poussé vers l’investigation, l’éclairage fouillé, …, par rapport à une information continue en ligne plus “à chaud”, plus réactive, moins ancrée dans l’analyse (et certains de dire, moins marquée par la ligne éditoriale traditionnelle, assimilée “centre-droit”).

La force de la marque et l’expertise d’une rédaction papier permanente

Un des paradoxes qui sous-tend pourtant une idée sans doute plus puissante que cela ne paraît : la notion de limite. Un support papier tel qu’un journal est façonné suivant une pagination et des “cahiers”.  De plus, avec le recul dont nous disposons, nous connaissons les parcours de lecture de l’oeil (et de la main). Ce support papier ne comportera pas plus de caractères que la place allouée dans la maquette… Or notre esprit humain est limité et il a besoin de cadres et de repères pour fonctionner au maximum de ses possibilités (même si la serendipity, la liberté, …,sont acceptables.;) ) . Le web offre un espace illimité de stockage, de développement de l’information, etc. Et cela peut se révéler être un “gouffre”. La lecture à l’écran se veut plus immédiate car le regard est plus spontanément fuyant, les limites pour le coup vont être d’ordre plus technique (quoique…) la gestion de la taille de l’écran… D’un coup d’oeil je visualise une page, une double page et concentre mon attention sur un point précis… Tout ce vide à remplir peut donner le vertige…

Si la notion d’audience reste incontournable, que ce soit pour les ventes papier ou les insertions publicitaires en ligne et la monétisation des outils et services mis en place – quand David Abiker, journaliste de France Info qui anime le débat,  pose la donnée des millions d’abonnés d’Orange ou de MSN en indiquant qu’ils peuvent fournir de “l’information” à moindre frais et devenir de ce fait n°1 (à l’heure actuelle Le Figaro.fr détient la place, suivi en effet par de “pure player” comme Yahoo et Google News), Luc de Barochez insiste sur l’intérêt et le pouvoir de “la marque Le Figaro”. En face d’une force de frappe liée à une audience “captive”, Le Figaro offre une valeur ajoutée au niveau des contenus.

D’où l’idée de développer une zone payante sur le site, proposant des contenus innovants, des outils et des services. Mais il est vrai que “le modèle économique” de la presse on/off-line se cherche. Preuve en est l’annonce de l’arrivée prochaine d’éditions papier hebdomadaires de Mediapart ou Backchich.

Un nouveau terrain reste à explorer : celui du support mobile qui génère avec l’arrivée de l’IPhone un trafic surprenant  pour Le Figaro.fr et ouvre de nouvelles perspectives tout en soulevant des questions subsidiaires, telles que la rédaction d’articles spécifiquement adaptés au format de ces nouveaux écrans, la proposition d’abonnement payant simplifié par les développement du micropaiement, etc.

Pour le Groupe Le Figaro, la marque est liée à l’établissement du quotidien depuis 183 ans, ce qui lui donne une légitimité et une crédibilité dans le monde de l’information, il est donc inenvisageable de glisser comme certaines éditions Outre-Manche vers des quotidiens qui ne paraissent plus tous les jours ou des éditions uniquement numériques. D’autant que les publics des éditions papier et web du Figaro ne sont pas les mêmes et se recroisent peu. La formule du Figaro.fr permet donc de drainer une nouvelle audience attirée par le média, par la fourniture d’une information continue la plus exhaustive possible avec une qualité reposant sur les fondations même de la marque. La rédaction papier s’appuie sur 280 journalistes et la rédaction web dispose de sa propre équipe comportant une trentaine de journalistes à laquelle s’ajoute la dizaine de Sport 24. Lorsqu’un expert est nécessaire, il n’est pas besoin d’aller en chercher un très loin, ce qui fait que même si une partie des contenus reposent aussi sur des dépêches agence, ils sont pour la plupart la véritable production du journal.

En termes de contenus toujours, la reprise de l’édition papier sur le web tend à s’amenuir, repris pendant un temps aux 3/4, il n’y en a désormais plus qu’un tiers : certaines grandes exclusivités sortent désormais dès la veille sur le web et il y a une vraie montée en puissance des contenus propres à la rédaction web. De plus, la spécificité du média en ligne oblige également à développer le “link journalism”.

Les liaisons entre le papier et le web ne sont pas encore établies de façon systématique, mais pour certains reportages, par exemple sur la Somalie paru dans Le Figaro Magazine, un “making-off” a été proposé en ligne.

En attendant une possible édition du Figaro en Anglais pour asseoir et élargir son audience, le quotidien papier proposera fin Septembre une nouvelle formule tout en couleurs dans un nouveau format, preuve qu’il y a encore des raisons d’investir dans le support traditionnel.

Tiffany Assouline

CLIN D’OEIL

RT @mikiane : NewspaperWebsites & GoogleNews are loosing audience when Facebook & Twitter are more & more popular! Is Serendipity the answer ?

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